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Nouvelle édition, 24e itération, le Festival Akouphène marque la temporalité annuelle, telle une plante tardive, culture de friche des musiques qui s'épanouissent dans les tiers-lieux des sons, à l'image de celui de la Cave 12, qui nous accueille encore. L'arborescence musicale qui s'y déploie cette année est fortement enracinée dans un sol de bruit. On s'y plonge pour en filtrer les signaux. Une entreprise éminemment fragile, attentive aux multiples composants acoustiques de terreaux sonores fertiles, qui module les sons remontés à la surface, pour rappeler que la matière, à son degré le plus infime, s'ingénie à se comporter comme une onde. Et que la visite du monde sous l'angle de la vibration n'est qu'une autre manière de former des corps pour en affecter d'autres par une écoute délicate, les habiter d'une lumière après sa libération des solides et les fluides qu'elle a vu naître.