2012 - le bristophone
2012 - Nouvelles Voix
2011 - KÂÂFKÂÂ
2011 - Acciones en Casa
2010 - Winterreise
2010 - Ma pièce avec comme un espoir à la fin
2009 - Opus 40 centimètres
2007 - Aus den Sieben Tagen - Oben und Unten
2005 - Soirée 69 et play stations

2006 à 2012 - Petites formes en improvisation


Duos (Bristophe, BriCo, Edmond et Catherine, Lucie Mauch et Brice Catherin)

catalogue de composition (et ses extraits sonores)

Ateliers, installations et autres trucs

Même le dictateur artistique le moins démocrate qui soit est parfois obligé de constater qu'il s'entend avec un autre artiste. Lorsque l'entente est réciproque, il n'y a plus qu'une seule solution : former un duo. Le duo permet de marier, confronter et nourrir deux esthétiques. Ces mariages et ces confrontations ont souvent moins à voir avec la somme des deux esthétiques des artistes qu'avec une alchimie complexe et intuitive dont surgissent des créatures artistiques inattendues et merveilleuses. Et ça c'est cool.

Bristophe

Bristophe, le duo de Brice Catherin et Christophe Schweizer, contient potentiellement toutes les musiques de l'Univers, et a son propre site ici.



BriCo

Corina Pia et moi-même nous sommes d'abord connus comme spectateurs l'un de l'autre. L'idée de travailler ensemble nous est venue en même temps et sans que nous nous concertions. Assez vite, nous avons constaté que nous pouvions concevoir nos œuvres soit par la discussion ("si je propose ça, qu'en penses-tu ? que proposes-tu en retour ? Pourrais-tu imaginer telle ou telle chose ?") soit par un système de cartes blanches réciproques ("voici ce que je t'offre, réponds-y de la manière qui te convient"), tant nos esthétiques s'avèrent compatibles et notre compréhension l'un de l'autre, intuitive et immédiate.

Cette façon de travailler à abouti à des résultats divers : des vidéos, un spectacle sonore avec odorama, un spectacle dansé et joué, En Herbe, et un autre en collaboration avec la trapéziste Justine Bernachon, KÂÂFKÂÂ.

Chaque spectacle doit être en permanente évolution, un terrain d'expérimentation, un équilibre subtil entre la danse butô, des costumes alter-baroques, un instrumentarium tantôt traditionnel (le violoncelle), tantôt loufoque (des appeaux, des jouets), tantôt contemporain (l'électronique), un dialogue, fut-il de sourd, avec les odeurs, l'image, le spectaculaire et le non-spectaculaire, la chute et l'élévation… C'est moins un concept sous-jacent (narratif, artistique...) qu'un pur souci esthétique et une maîtrise intuitive et virtuose de ses différents ingrédients qui font de BriCo un duo étrange et pénétrant.


La bande-annonce de KÂAFKÂÂ, avec la trapéziste Justine Bernachon, au festival de la Bâtie 2011 à la Villa Bernasconi (Lancy).


Un premier extrait de la création de En Herbe à Genève.


Un second extrait de la création de En Herbe à Genève.


Un premier extrait de la reprise de En Herbe à Lausanne.


Un second extrait de la reprise de En Herbe à Lausanne.



Edmond et Catherine

Edmond et Catherine est un duo d'improvisateurs. Edmond est principalement chanteuse et Catherine joue surtout du violoncelle. Edmond et Catherine tient sur une petite scène, mais aussi sur un vélo ou dans un ascenseur. Edmond et Catherine produit une musique libre, colorée et volubile, résultat du mariage improbable et néanmoins fascinant entre une autodidacte qui sait peindre et un produit de conservatoire pure race avec beaucoup de cheveux.

Edmond est interprété par Edmée Fleury, et Catherine par Brice Catherin.


Spokes for the wheel of Torment, clip de Syd Garon, avec Brice Catherin au violoncelle, Edmée Fleury à la voix et Jean Rochat aux percussions.


Hell Dream clip de Jim Dirschberger, avec Brice Catherin au violoncelle, Edmée Fleury à la voix et Jean Rochat aux percussions.


Dans le living-room de ma tante, clip de Amélie Gagnot, avec Brice Catherin au violoncelle, Edmée Fleury à la voix et Jean Rochat aux percussions.


I can be a frog, clip de George Salisbury, avec Brice Catherin au violoncelle, Edmée Fleury à la voix et Jean Rochat aux percussions.


Brice Catherin
autoportrait
maquillé par Edmée Fleury.

Edmond et Catherine
à la Villa Bernasconi
par Dylan Perrenoud.


Lucie Mauch et Brice Catherin

Lucie Mauch et moi-même nous sommes rencontrés étudiants au conservatoire de Lausanne, dont la nullité cataclysmique du département de musique contemporaine a mainte fois été prouvée. Nous avons pu néanmoins y monter avec un professeur bienveillant (qu'il en soit remercié ici) les patterns in a chromatic fiels de Morton Feldman, dont on nous dit plus tard qu'ils étaient "trop longs" pour s'insérer dans un programme… consacré à Feldman.

Forts de cette remarque dont la stupidité crasse ne manquera pas de faire s'exclamer d'un rire incrédule des générations et des générations de mélomanes, nous présentâmes, ailleurs, trois fois cette pièce au cours des années.

Notre goût commun pour une musique minimaliste dans ce que ce style peut avoir de plus fin, de plus épuré, et de plus bouleversant, nous a très logiquement menés à monter un marathon John Cage (plus de six heures de musique !) entièrement composé de ses pièces tardives, les number pieces, soit pour nos instruments (le piano, le violoncelle et l'électronique), soit dans des transcriptions faites par nos soins. Ce marathon a eu un grand succès et nous sommes heureux de faire partie des très rares musiciens dans le monde à nous consacrer à ce répertoire aussi particulier que magnifique.

Nous avons en outre étendu notre répertoire à d'autres pièces partageant les mêmes caractéristiques de finesse et de pureté, telles que le Grand Duo de Galina Ustvolskaya, les 3 pièces opus 11 de Anton Webern, ou encore les pièces tardives de Franz Liszt.

Le début de Two2 de John Cage, à deux pianos.
Le début de Two5 de John Cage, au violoncelle et au piano.
La dernière des 3 pièces opus 11 de Anton Webern.
Le quatrième mouvement du Grand Duo, de Galina Ustvolskaya.
La lugubre gondola de Franz Liszt.
Le début des patterns in a chromatic field de Morton Feldman.

Patterns in a chromatic field,
par Ibn al Rabin

Encore une affiche
par Ibn Al Rabin.

(photo de Christophe Schweizer)